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Citations

Vous trouverez sur cet écran un choix de citations tirées des oeuvres littéraires de Victor Hugo, de ses carnets de voyage ou de sa correspondance. Tous ces textes parlent d'une façon ou d'une autre du Luxembourg d'Ancien Régime ou du pays moderne.

On y découvre un poète historien, témoin social, touriste, 'archéologue', homme politique, anticlérical. Autant de visages d'un esprit tour à tour critique, plein d'humour et d'attendrissement, toujours vif.

Le classement suit la chronologie. On trouvera un plus grand choix de citations sur les bornes informatiques de notre musée à Vianden.


« Tout s'en va. - Nous avons, depuis Philippe Quatre, perdu le Portugal, le Brésil, sans combattre, en Alsace Brisach, Steinfort en Luxembourg »

Ruy Blas, III,2 - 1838

« Abjection ! - L'empire avait de grands piliers, Hollande, Luxembourg, Clèves, Gueldre, Juliers, Croulés ! Plus de Pologne et plus de Lombardie ! »

Les Burgraves - 1843

« Tout ce que nous voyons est superbe, les Ardennes sont un enchantement. »

Lettre envoyée de Vianden à sa femme Adèle à Guernesey
Lettre - 7 août 1862

« Partis [de Vianden] à 4 h. pour Echsternach [sic]. – Traverse – Mauvais chemins – Pluie – Deux lieues à pied – Routes effondrées – Poteaux des routes vaguement lus au clair de lune. Chemin perdu. – Arrivés à Echsternach à 1 h. 1/2 du matin. – Réveillé l’hôtel du Cerf. – Soupé. – Couché à 3 heures. / 8 août – Déjeuné à l’hôtel du Cerf. – Incident – la vieille maison, les vieilles dames et la jeune fille – Visite au couvent et à l’église romane en ruines – Paris à 3 h. »

Carnet - 7/8 août 1862

« Revu Luxembourg, décidément très curieux et très beau. – Charmante église avec des magnificences de la 2e Renaissance – Admirable vue du haut Pont – Le soir, au clair de lune, plus beau encore. »

Carnet - 24.08.1863

« Après le dîner [à Vianden], musique subite dans la rue. On ouvre les fenêtres. C’est une sérénade. Vingt musiciens avec un drapeau. Très belle musique. Le président de la société chorale m’adresse une allocution, j’y réponds. Hourrahs. Tout cela est imprévu, spontané et charmant. Les musiciens sont en blouse, ils sortent du travail. Il y a huit chandelles de suif pour éclairer leurs pauvres pupitres. Foule dans la rue. Puis le silence s’est fait, et je suis monté solitairement sur la montagne. Lune voilée. Mélancolique aspect des vallées où rampe une rivière de brouillard. Le spectre de la ruine debout dans cette ombre. Les chats-huants crient : hou ! hou ! hou ! »

Carnet - 25.09.1863

« Les comprachicos, comme les tchiganes et les gypsies se donnaient des rendez-vous de temps en temps les chefs échangeaient des colloques - ils avaient au dix-septième siècle quatre principaux points de rencontre. Un en Espagne : le défilé de Pancorbo ., un en Allemagne : la clairière dite de la mauvaise Femme, près Diekirsch [sic : pour le rocher de la Haertgeslé près d'Altlinster], où il y a deux bas-reliefs énigmatiques représentant une femme qui a une tête et un homme qui n'en a pas, un en France […] un en Angleterre. »

L'Homme qui rit - 1869

« Afin de témoigner aux braves gens de l'Hôtel Koch [en face de la maison au coin du pont où il habitait à Vianden] que j'étais content d'eux, j'ai demandé à leur payer 6 fr. par jour au lieu de 5. »

Carnet - 11.06.1871

« […] ici [à Vianden] il n’y a pas de photographes. c’est un pays magnifique et sauvage où la chambre noire, le chlorure d’or et le nitrate d’argent sont inconnus. Le soleil, dans ce vallon un peu farouche, fait des fleurs et des fruits, et ne copie pas les hommes. »

Extrait d'une lettre envoyée le 11 juin 1871 de Vianden à son confrère parisien, le critique littéraire Jules Janin
Lettre publiée en 1872 comme fac-similé dans l'album «L'Autographe. Evénements de 1870-1871» (Paris, Le Figaro)

« «JJ. [Juliette Drouet] a recommencé à copier mon manuscrit. J'intitulerai ce livre L'Année Terrible.» »

Carnet - 14.06.1871

« Ce soir j’étais rentré me coucher à dix heures. Je dormais. On frappe violemment à ma porte. Je m’éveille. Je vois une grande clarté. Il me semblait qu’il fît soleil dans ma chambre. Il était minuit. Je vais à la fenêtre. Lueur immense sur la ville [Vianden], sur la montagne et sur la ruine. Je me retourne et je vois à deux cents pas de la maison comme un cratère en éruption. Dix maisons brûlaient …. »

Carnet - 14.07.1871

« Aujourd’hui, dans son paysage splendide que viendra visiter un jour toute l’Europe, Vianden se compose de deux choses également consolantes et magnifiques, l’une sinistre, une ruine, l’autre riante, un peuple. »

Discours aux Viandenois
20.07.1871

« Le curé de Vianden a dit hier dimanche en chaire : 'Le diable avait sur la terre trois religions, les Luthéristes, les Calvinistes et les Jansénistes. Maintenant il en a une quatrième, les Hugonistes. »

Carnet - 24.07.1871

« Je cultive la terre et je lis Shakespeare en anglais et Victor Hugo en français. »

Déclaration d’un paysan luxembourgeois à Victor Hugo à Vianden.
Carnet - 28.07.1871

« J'ai dessiné sur mon livre de voyage la grande toile d'araignée à travers laquelle on aperçoit la ruine de Vianden comme un spectre. Vraie besogne d'un 13. »

Carnet - 13.08.1871

« La douche [à Mondorf] fait plaisir, le breuvage pas. »

Carnet - 27.08.1871

« On quitte avec regret tout lieu où on a eu le temps de prendre des habitudes. Les habitudes sont nos racines. »

En quittant définitivement le Luxembourg.
Carnet - 23.09.1871

« Cette crypte était l’oubliette. Tout donjon avait la sienne. […] Jadis, aux temps féodaux, c’était dans cette chambre que se faisait l’écartèlement, par un procédé moins tapageur que les quatre chevaux. […] On peut voir encore aujourd’hui une chambre de ce genre à Vianden. »

Quatrevingt-treize - 1874

 

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